« Le rêve probable d’un roi imaginaire ; Lecture de l’article du New Yorker sur l’Iran »
بچه شاه یا منتظرالسلطنهCes derniers jours, le magazine The New Yorker a publié un article d’Azadeh Moaveni, portant un titre révélateur : « The Distant Promise of Iran’s Would-Be King ».Un titre qui, en lui-même, exprime une perspective—non pas une certitude, mais une question. Non pas une réalité établie, mais une possibilité lointaine.
Nous abordons cet article dans le même esprit—ni pour le rejeter hâtivement, ni pour l’accepter naïvement, mais pour comprendre ce qui se cache derrière la question qu’il soulève.
L’expression « would-be king » est essentielle. Dans le langage politique, elle désigne une personne qui aspire au pouvoir sans le détenir. Dès le départ, l’article met en évidence un écart entre l’ambition et la réalité.
L’article pose la question suivante : les tensions régionales et la guerre peuvent-elles offrir une opportunité de retour à la monarchie, ou cette opportunité passera-t-elle ?
Mais cette question elle-même révèle que cette hypothèse ne trouve pas sa source dans la société iranienne, mais plutôt dans des dynamiques externes liées à la crise.
Or, la réalité de l’Iran aujourd’hui est différente. Une société marquée par des décennies de répression, de lutte et de résistance construit son avenir à partir de ses propres forces internes.
Dans ce contexte, ce qui est déterminant, c’est la force organisée du peuple, la présence des réseaux de résistance, ainsi que les dynamiques de soulèvement au cœur même de la société. De plus, l’existence d’une vision politique claire, incarnée dans un gouvernement de transition fondé sur la volonté populaire, indique que l’avenir ne réside pas dans un retour au passé, mais dans une transition organisée vers la souveraineté du peuple.
Ainsi, la véritable valeur de cet article ne réside pas dans ses réponses, mais dans la question qu’il pose—une question qui, lorsqu’elle est correctement interprétée, mène à une conclusion claire :
L’avenir de l’Iran ne sera pas déterminé par un retour en arrière, mais par la réalité vivante, la conscience et l’expérience de son
peuple.
شهرام بهزادیSHAHRAM BEHZADI

هیچ نظری موجود نیست:
ارسال یک نظر